BI pour les nuls... avec le self-BI 2.0

BI pour les nuls... avec le self-BI 2.0

L’idée du « Self BI » n’est pas nouvelle, pourtant nous en entendons toujours parler. Certains prônent même un renouveau du « Self BI ». Cela pourrait être le prochain niveau de maturité de l’intelligence d’affaires dans les organisations. Mais, qu’est-ce que le Self BI et qu’en est-il réellement? Voilà deux questions auxquelles nous tâcherons de répondre à travers cet article.

Des solutions déjà existantes

Depuis plusieurs années, les développeurs de solutions BI travaillent sur des logiciels permettant aux utilisateurs de pouvoir eux-mêmes développer des rapports pour consommer leurs informations. Chez SAP, l’outil Web Intelligence offre la possibilité aux utilisateurs de développer eux-mêmes leurs rapports sans que les TI n’aient à intervenir, afin de répondre à des questions ponctuelles (requête ad-hoc).

Malgré le potentiel qu’offre une solution telle que Web Intelligence, nous observons dans les organisations que les utilisateurs développent rarement les rapports. Les départements TI sont souvent submergés de demandes de développement de rapports.

Nous remarquons aussi que les utilisateurs ne font pas seulement consommer les informations provenant des rapports, ils se permettent également de les compléter ou de les croiser avec d’autres données. Au final, il faut admettre que le processus de développement et de consommation de l’intelligence d’affaires (self-BI 1.0) ressemble plutôt au suivant :

  1. Une demande de développement de rapport arrive au TI

  2. Le TI développe le rapport et le livre à l’utilisateur

  3. L’utilisateur consomme le rapport

  4. L’utilisateur met le rapport dans Excel et enrichit les données

  5. L’utilisateur partage, échange, et enrichit le rapport

  6. L’utilisateur partage le rapport à d’autres utilisateurs qui vont eux aussi enrichir le rapport initial

En prenant comme postulat le processus ci-dessus, nous constatons alors que les différents outils présentement sur le marché ne permettent pas de répondre aux besoins réels des utilisateurs.

Redéfinition des outils

Afin de répondre aux nouveaux besoins en BI, les nouveaux outils de Self BI (2.0) devront s’orienter autour de 3 axes :

  • Simplicité d’utilisation des outils BI

  • Autonomie des utilisateurs

  • Collaboration dans tous les niveaux de l’organisation

Si le self BI à la chance de rejoindre les organisations, ces outils devraient bouleverser à trois niveaux le rôle des différents acteurs liés au BI: au niveau des données, des coûts de développement et de la collaboration.

Au niveau des données, les gens d’affaires devront se les approprier. La sécurité et la validité de celles-ci seront aussi la responsabilité des gens d’affaires. En ce qui a trait aux fonctions TI, celles-ci auront le devoir de s’assurer que les données sont bien utilisées par les gens d’affaires et ce dans le bon contexte.

Un autre fait intéressant, l’utilisation du Self BI dans une organisation implique un déplacement des coûts de développement. Avec une telle approche et les outils appropriés, les différentes entités de l’organisation développeront elles-mêmes leurs rapports. Les fonctions TI joueront alors un rôle de soutien ou de conseiller à l’interne pour aider au développement plus complexe. Les fonctions TI devront aussi maintenir les différents environnements de développement, de QA et de production.

Pour finir, l’aspect collaboratif sera lui aussi impacté de façon positive. En effet, à l’aide de la dimension collaborative que le self BI promouvoit, les utilisateurs pourront naturellement collaborer entre-eux, afin de valoriser les informations provenant du système décisionnel.

Les défis

En regardant les avantages que le nouveau self BI peut apporter, certains défis vont aussi en résulter à court terme. Par exemple, d’un point de vue d’architecture BI, il faudra que celle-ci puisse supporter les nouveaux processus de développement, de création de nouveau objets, ou encore les multiples rafraîchissements. Les technologies en mémoire et des portails collaboratifs (repensé) pourront venir aider sur ce point.

En ce qui a trait aux utilisateurs, des défis majeurs seront à relever. Pour les vendeurs de solutions, la simplification des outils et des interfaces sera l’un des gros défis (une interface à l’image des produits apple?).  Le second défi sera la formation des utilisateurs sur les nouveaux outils. Il est important de noter qu’une formation sur les données disponibles dans l’organisation et comment y accéder sera à considérer. Le tout ayant pour finalité de rendre les utilisateurs autonomes.

Si le Self BI n’est pas une idée nouvelle,  les différents développeurs de solutions ont possiblement échoué en développant des solutions qui répondent seulement à une partie du Self BI. Un renouveau est donc attendu pour le self BI, apportant une nouvelle vision de celui-ci, par l’intermédiaire de nouveaux outils. Malgré tous, des défis sont tout de même à prévoir.

N’hésitez pas à partager votre vision sur le sujet. Je vous recommande de consulter la présentation, à l’origine de ce billet : " La BI traditionnelle est-elle menacée? ", salon BI 2011 de Montréal.

Pour conclure, quelle approche avez-vous utilisé (ou penser utiliser) pour surmonter les défis du Self BI au sein de votre entreprise?

Photo: kennymatic

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